Les échanges de notices

Plan :

1. Les échanges de notices
1.1 La circulation en ligne
1.1.1Les achats de notices par télé déchargement
1.1.2Les réseaux de catalogage
1.2 Les bandes requêtes
1.3 Le déchargement avec des sous-produits édité
1.3.1Vente de notices sur disquettes
1.3.2Vente de notices sur cédéroms
1.3.3Note sur d’autres sous-produits édités
2. Les problèmes de normalisation liés aux échanges de notices
2.1 Les Autorités
2.2 La description bibliographique
2.3 Unimarc

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Cours :

1. Les échanges de notices


Les bibliothèques cèdent, vendent, achètent, échangent, récupèrent leur notices informatisées

1.1 La circulation en ligne

1.1.1 Les achats de notices par télédéchargement


La bibliothèque demandeuse interroge la base de données en ligne du fournisseur.
Elle y choisit les notices qui lui plaisent,
elle les copie et en constitue un fichier sur le serveur du fournisseur.
La nuit, le serveur envoie le fichier contenant les notices choisies à l’établissement demandeur.
Le serveur envoie la facture par la poste.
Note :
1. Procédé sûr car les notices ont été choisies par le demandeur
2. Coûteux en temps de connexion pour l’interrogation et en télécomm pour le transfert.

1.1.2 Les réseaux de catalogage


Dans un réseau de catalogage partagé, la notice produite alimente la base locale puis la base commune. La nouvelle notice est accessible par les autres qui peuvent y ajouter leur cote.
Avant de cataloguer voir si la notice existe déjà
1) si oui rajouter sa cote, sa localisation, modifier la notice, la corriger et l'améliorer si on en a le droit.
La notice est rapatriée sur le système local.
2) sinon créer la notice chez soi, l’envoyer sur le serveur où elle sera accessible aux autres
La participation à un réseau nécessite beaucoup de sérieux, de compétence, de normalisation.
Le serveur ne fait pas qu'additionner les notices des uns aux notices des autres, il permet aussi de gérer des choses communes de façon unifiée quelque soit le logiciel de chaque utilisateur comme l’interrogation à distance par des usagers avec un logiciel de recherche commun.
Chaque réseau à ses règles de fonctionnement, ses tarifs : certains rétribuent les bibliothèques créatrices de notices, d'autres non

1.2 Les bandes requêtes


La circulation des notices se fait à la demande avec des périphériques de stockage.
On saisit chez soi une liste (genre isbn, auteur, titre, éditeur) de notices qu’on recherche,
on la copie sur une bande ou une disquette,
on l’envoie dans un paquet par la poste au fournisseur de notices,
le fournisseur charge cette demande sur bande ou disquette sur son ordinateur,
il fait des tris dans sa base et crée un fichier avec les notices trouvées.
Le fournisseur de notices copie ce fichier de notices trouvées sur bande ou disquette,
et l’envoie par la poste avec une facture à l’établissement demandeur.
Le demandeur charge les notices sur son ordinateur local et paye la facture.
Notes :
1. les notices cherchées doivent être correctement identifiées pour que seule la bonne notice soit livrée. Il faut donc saisir dans la demande beaucoup de renseignements (ISBN et titre, ou titre et auteur et éditeur et date...)
2. Il faut un pourcentage de livraison correct atteint par une bonne préparation de la requête : choix de la base, vérification dans la base.
3. pas de coûts de télécommunications.

1.3 Le déchargement avec des sous-produits édité


Le fournisseur de notices édite des disquettes ou des cédéroms bibliographiques qui permettent le déchargement sur un ordinateur local. Il s’agit de produits bibliographiques édités donc reproduits en plusieurs centaines d’exemplaires et vendus.

1.3.1 Vente de notices sur disquettes


Le fournisseur de notices recopie un petit fichier de quelques centaines de notices sur des disquettes qu’il vend.
Une bibliothèque demandeuse achète une disquette, la lit avec un micro et copie les notices. 
Exemple : "CD mail"

1.3.2 Vente de notices sur cédéroms


Le fournisseur de notices envoie à un fabricant de cédéroms, une bande avec ses notices.
Le fabricant fabrique quelques centaines de cédéroms contenant les notices.

Un établissement acquéreur de notices achète le cédérom et le lit avec son micro (lecteur de cédéroms et programme d’interrogation vendu avec le cédérom).
La bibliothèque interroge le cédérom, choisit les notices qui lui plaisent, les met dans un panier (fait ses "courses") et bascule les notices sur son propre ordinateur.
Exemple : "Catalogue général de la Bibliothèque nationale de France"

1.3.3 Note sur d’autres sous-produits édités


1. Les catalogues sur papier : ils peuvent sortir d’une imprimante à listings ou d’une imprimerie (gros volumes). Lors de la consultation, on ne peut que recopier les notices à la main (ou avec un clavier), comme lors d'une prise de note sur un ouvrage papier
2. Les microfichesCOM : ce sont de petites fiches semblables à des négatifs de photos qui contiennent des informations écrites. Elles se lisent avec un appareil optique. Lors de la consultation sur écran (genre lecteur de diapos), on ne peut que recopier les notices à la main ( ou avec un clavier), comme lors d'une prise de note sur un ouvrage papier ou les imprimer sur des feuilles de papier avec un lecteur reproducteur.

2. Les problèmes de normalisation liés aux échanges de notices


Les échanges de notices informatisées rendent encore plus nécessaire le Contrôle bibliographique universel. Les besoins de normalisation se font sentir encore plus que du temps de la production imprimée de notices.

2.1 Les Autorités


Les fichiers d'autorités pour le choix des vedettes sont fondamentaux.
Une base de données qui achète des notices ne peut accepter des notices dont les vedettes seraient fausse ou différentes des siennes.
D'où la nécessité d'appliquer les normes mais aussi les "habitudes"  de chaque pays telles que l'IFLA les diffuse.
Les progrès de normalisation des vedettes matières sont énormes.
Ainsi Rameau est la "version" française d'un thésaurus francophone canadien lui même traduit du thésaurus anglais de la Library of Congress.Il se répand en France à toute vitesse à cause du nouveau système universitaire de documentation des bibliothèques universitaires. 
Pourquoi avoir la même famille de thésaurii : même construction, mêmes principes, mêmes schémas pour la rédaction, les sous-vedettes d'où la saisie normalisée possible d'un point de vue informatique, donc les échanges seront possibles.

2.2 La description bibliographique


Si les notices voyagent, elles doivent être comprises partout et quelle que soit la langue. Elles doivent avoir la même structure, la même présentation et doivent être lisibles partout.
La normalisation est aujourd'hui correcte , ISBD pour les livres et beaucoup de documents. Il reste encore à avancer en ce qui concerne la description de certains non-livres

2.3 Unimarc et le formatage informatique

2.3.1. Généralités sur les structures des objets informatiques


Les informations informatisées sont stockées dans des fichiers.
Ex : le fichier qui contient toutes les notices d'une base de données, un autre qui contient toutes les cotes et localisations de tous les exemplaires de ces notices.

Un fichier informatique est constitué d'enregistrements (un enregistrement=une notice), chacun de ces enregistrement est saisi, réparti  dans des zones (ou champs)
Ex : dans le fichiers des notices, le cadre de saisie des enregistrements prévoit un champ "adresse" pour l'éditeur, un champ  "collation" pour le nombre de pages.
Les données des enregistrements (les élements des notices) sont réparties dans ces zones (dans ces champs):
Ex dans le champ "adresse", on trouve
Arles : Actes sud, 1993 ou Paris : Gallimard, 1991
Une notice se répartit donc dans les différentes zones prévues pour leur répartition.

2.3.2. Difficultés de l'échange


Soient la bibliothèque Trifouilli les oies et son logiciel de saisie de notices qui prévoit
une zone appelée "AUTEUR" avec 20 caractères pour saisir le nom des auteurs
"AUTEUR" contient donc par exemple  Hugo
et la bibliothèque de Perpète les ronces et son logiciel de saisie de notices qui lui prévoit une zone appelée "AUTEUR/TITRE" de 50 caractères pour saisir les noms des auteurs :
"AUTEUR/TITRE" contient donc par exemple  Hugo Les Misérables
Si la première vend ses notices à la seconde, il faudra faire une interface, un dictionnaire expliquant à l'ordinateur que les informations provenant de la zone "AUTEUR/TITRE" devront être rangées dans la zone AUTEUR, séparées en deux zones...etc.

Il fallait donc normaliser les formats de saisie des fichiers bibliographiques pour permettre les échanges de notices

2.3.3. Unimarc


On répartit le contenu d'une notice en champs ou zones ayant chacun un nom, une étiquette qui la définit.
Chaque zone (champ) a un nom, une étiquette à 3 chiffres de 000 à 999.
Chaque zone comprend des sous zones (sous champs) pour répartir les informations :

Exemple :  il y a 10 blocs de 000 (0XX) à 900 (9XX), le bloc 2XX est réservé à la description bibliographique (le "pavé isbd")
et le bloc 7XX est réservé aux vedettes auteurs

Exemple
Nom du champ Nom du sous champ Contenu
Champ "210" Sous-champ "a" Lieu d'édition, exemple Paris
Champ "210" Sous-champ "c" Nom d'éditeur, exemple Gallimard
Champ "210" Sous-champ "d" Date d'édition, exemple 2000
Champ "700" Sous-champ "a Nom d'auteur, exemple Hugo
Champ "700" Sous-champ "b Prénom d'auteur, exemple Victor


Il y a beaucoup de formats marc mais tous obéissent au même principe : bloc général, répartition des données dans des champs, répartition des informations dans des sous zones ou sous champs.
Le marc d'échange entre tous les formats marc est Unimarc.

2.3.4. Conclusion sur les échanges


Le choix d'un réservoir bibliographique pour acheter des notices dépend de l'organisation de ce réservoir, du recoupement par test des fonds à cataloguer avec ce réservoir, de la qualité des notices livrées, de ses choix antérieurs, de ses moyens en personnel, en matériel...
A l'inverse, on peut être amené à faire des choix de gestion à cause du réservoir choisi

 

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